Statement
by the ICOMOS President - Communiqué du Président de l'ICOMOS
(7 January 2005)
Dear
Colleagues and Friends,
ICOMOS
joins the international community in deploring the tragic loss of life due
to the tsunami which hit the coasts of several countries accross Asia and
Africa on Sunday 26 December 2004 and expresses its heartfelt sympathy to
the populations and governments struck by this tragedy.
In
these days all of our members are asking how we with our professional network
can help those countries affected by the Tsunami disaster, and I am very grateful
for the many constructive suggestions and ideas we have received. After the
disaster of 26 December we tried at once to take up contact with the
National
Committees of the countries concerned and were extremely relieved to hear
that, as far as we could find out, our colleagues had survived this gigantic
human catastrophe and had already started making active contributions to saving
their endangered cultural heritage. We received the most comprehensive news
from ICOMOS Sri Lanka, the country where my predecessor as President of ICOMOS
International, Roland Silva, organised the General Assembly of ICOMOS in 1993
- for many of us an unforgettable experience. ICOMOS Sri Lanka intends to
present a first damage report by the
end
of this month.
In
the present situation the alleviation of human suffering must of course be
first priority. We are touched by a human tragedy of inconceivable dimensions,
but we also feel our professional responsibility to assist the countries hit
by the floods to save the damaged and endangered cultural heritage. After
all, we believe that this cultural heritage in the form of monuments and sites
has a vital role to play in reconstructing lost places and communities and
that also after a disaster the preservation of local building traditions is
of great importance for the identity of cultural regions. Some of our committees
in the affected countries have therefore already started surveying and identifying
heritage at risk, - this is urgent work which will continue.
The
consequences of the Tsunami disaster will also have to be on the agenda of
the ICOMOS Executive Committee meeting in early February. At the same time
there will also be a meeting of the International Committee of the Blue Shield,
a committee bringing together ICOMOS with ICOM (the International Council
of Museums), ICA (International Council on Archives) and IFLA (the International
Federation of Library Associations and Institutions). For future actions in
the regions harmed by the flood catastrophe a close co-operation with our
partner organisations, in particular ICOM, makes sense, but of course as always
in such cases we wish to work under the guidance of UNESCO, and we are also
in contact with ICCROM (the International Centre for the Study of the Preservation
and Restoration of Cultural Property in Rome), as well as with IUCN, the World
Conservation Union, the latter two being our partners as advisory bodies of
UNESCO within the framework of the World Heritage Convention.
Dear
Colleagues and Friends, our new Heritage at Risk Report 2004/2005, which will
come out in the coming weeks, will show once again that many monuments and
historic sites are threatened world-wide even if they are on the World Heritage
List and that the losses caused not only by natural disasters but also by
man are immense. Faced with the gigantic Tsunami catastrophe, which hit mankind
exactly one year after the terrible Bam earthquake (26 December 2003), we
have to concentrate for the time being on compiling information in order to
then be able to start actions under the guidance of the relevant National
Committees. No doubt, some of our International Scientific Committees, eg
the Committee for Earthen Architecture, will also be able to make contributions.
So I sincerely hope that with the help of all of you the professional network
of ICOMOS will prove to be successful even in view of this tremendous challenge.
The
International Monuments Day on 18 April 2005, initiated by ICOMOS, will offer
many of our committees an extra opportunity to point out the consequences
of the Tsunami disaster for the cultural heritage.
Michael
Petzet
President
of ICOMOS
Chers
collègues et amis,
L’ICOMOS
se joint à la communauté internationale et déplore les
tragiques pertes en vies humaines à la suite du tsunami qui a dévasté
les côtes de plusieurs pays d’Asie et d’Afrique le dimanche
26 décembre 2004 et exprime sa profonde sympathie aux populations et
gouvernements eprouvés par cette tragédie.
A
présent, tous nos membres nous demandent comment notre réseau
de professionels peut aider les pays sinistrés par le récent
tsunami, et je remercie tous ceux qui nous ont envoyé des idées
et suggestions très constructives. A la suite de cette catastrophe
survenue le 26 décembre, nous avons immédiatement essayé
de prendre contact avec les Comités Nationaux dans les pays affectés.
Nous sommes extêmement soulagés d’apprendre qu’à
notre connaissance tous nos collègues ont survecu à cette gigantesque
catastrophe humaine et ont déjà commencé à œuvrer
activement à la sauvegarde de leur patrimoine en danger. Nous avons
reçu des informations très complètes du Sri Lanka, pays
où mon prédécesseur en tant que Président d’ICOMOS
international, Roland Silva, avait organisé notre Assemblée
Générale en 1993, qui pour beaucoup d’entre nous reste
une experience inoubliable. L’ICOMOS Sri Lanka prévoit de présenter
son premier rapport sur les dommages causés au patrimoine à
la fin du mois.
Dans
la situation actuelle, le soulagement de la souffrance des populations victimes
doit de toute évidence être la priorité absolue. Nous
sommes tous profondément touchés par cette tragédie humaine
d’une dimension inconcevable, mais nous sentons aussi que notre responsabilité
professionelle est d’aider les pays touchés par ces inondations
à sauver leur patrimoine endommagé ou mis en péril. Nous
croyons que ce patrimoine culturel et les monuments et sites qui en sont une
expression, joue un rôle vital dans la reconstruction des lieux et communautés
sinistrés et aussi qu’à la suite d’un désastre,
la sauvegarde des traditions de construction locales est très importante
pour l’identité culturelle des regions affectées. Certains
de nos Comités dans les pays touchés ont donc déja commencé
à documenter et identifier le monuments et sites endommagés
ou en péril – une tâche urgente qui est en cours.
Les
conséquences de cette catastrophe seront portées à l’ordre
du jour de la réunion du Comité Exécutif de l’ICOMOS
qui aura lieu début février. En même temps, il y aura
une réunion du Comité International du Bouclier Bleu, qui rassemble
l’ICOMOS, l’ICOM (Conseil international des musées), l’ICA
(Conseil International des Archives) et l’IFLA (Fédération
internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques).
Pour nos actions à venir dans les regions affectées par cette
catastrophe, une coopération étroite avec nos organisations
partenaires, en particulier l’ICOM s’impose et, comme toujours
dans ces cas, nous souhaitons travailler en accord avec l’UNESCO et
aussi en contact étroit avec l’ICCROM (le Centre international
d’etudes pour la conservation et la restauration de biens culturels
à Rome), ainsi qu’avec l’UICN (Union mondiale pour la conservation
de la nature) - qui sont nos partenaires en tant qu’organes consultatifs
dans le cadre de la Convention du patrimoine mondial.
Chers
collègues et amis, notre nouveau rapport Patrimoine en péril
– Heritage at Risk 2004/2005, qui paraitra dans quelques semaines, montrera
encore une fois que beaucoup de monuments et sites historiques de par le monde
sont en danger, même quand ils sont inscrits sur la Liste du Patrimoine
mondial, et que les pertes dues aux catastrophes naturelles mais aussi à
l’action de l’homme sont immenses. Face à cette catastrophe
gigantesque, due au tsunami, qui à frappé le monde exactement
un an après le terrible tremblement de terre à Bam (26 décembre
2003), nous devons à présent concentrer nos efforts sur la collecte
d’informations qui nous permettra de mettre en place des actions concrètes
sous la direction des Comités Nationaux dans les pays concernés.
Sans aucun doute, certains de nos Comités Internationaux Scientifiques,
par exemple notre Comité sur l’Architecture en terre, seront
aussi en mesure de contribuer à cette tâche. J’espère
donc qu’avec l’aide de tout notre réseau de professionels
de l’ICOMOS nous réussirons à faire face à ce défi
majeur.
La
Journée international des Monuments et Sites célébrée
le 18 avril 2005, à l’initative de l’ICOMOS, donnera aussi
l’opportunité à nos Comités de faire connaître
les conséquences de la catastrophe due au tsunami sur le patrimoine
culturel.
Michael
Petzet
Président
de l’ICOMOS
© ICOMOS
http://www.international.icomos.org
secretariat@icomos.org