TSUNAMI - DISASTER IN SOUTH EAST ASIA


Statement by the ICOMOS Secretary General - Communiqué du Secrétaire Général de l'ICOMOS
(30 December 2004)

 

À tous les comités nationaux et internationaux de l’ICOMOS

Chers collègues,

Un an jour pour jour après le séisme qui dévasta la cité de Bam en Iran le 26 décembre 2003, un autre désastre naturel s’est produit amenant une dévastation et une tragédie humaine d’une ampleur sans précédent, qui affecte durement les populations de nombreux pays.

Cette tragédie touche également l’ICOMOS tout particulièrement. Nous nous rappelons l’accueil remarquable que nos collègues du Sri Lanka, sous la présidence du Dr. Roland Silva qui présida toute l’organisation entre 1990 et 1999, ont réservé en 1993 à la 9e Assemblée Générale de l’ICOMOS, la première en Asie et un des grands moments de l’histoire de notre organisation qui célèbrera en 2005 son 40e anniversaire en retournant en Asie, à Xi’an en Chine. Rappelons aussi que l’ICOMOS, sous le nom de Conseil des monuments et des sites, est d’abord une organisation qui réunit des collègues et des amis, en somme des personnes humaines.

Nous avons donc pris contact avec nos collègues des comités ICOMOS en Indonésie, au Sri Lanka, en Inde, en Thaïlande, au Bangladesh, à Maurice mais aussi du Kenya et de Madagascar pour nous rassurer à leur sujet, exprimer notre solidarité, connaître leur situation et celle du patrimoine dans leur pays. Nous avons eu des réponses rassurantes de plusieurs d’entre eux. Je tiens à souligner le travail d’ICOMOS Sri Lanka qui a organisé une action rapide pour déployer ses membres au cours des prochaines semaines pour faire une évaluation des dommages aux biens culturels; si l’on sait en effet que le site du patrimoine mondial du fort de Galle semble avoir résisté au tsunami, l’état d’autres biens reste à déterminer. Ce travail devra se faire dans des conditions très particulières car il ne faut pas manquer de respect envers les victimes en se préoccupant de manière abstraite des monuments et des sites.

D’autre part, l’UNESCO procède à une documentation des dommages. Également, une rencontre organisée en janvier sur le thème de la prévention des risques par nos collègues d’ICOMOS Japon à l’occasion du 10e anniversaire du séisme de Kobe en 1995, permettra d’examiner cette situation avec nos collègues d’Asie.

À ce moment, nous tenions à informer l’ensemble de la famille ICOMOS de cette situation et à compléter les vœux de bonheur et de santé pour l’année 2005 par une attention particulière et solidaire pour nos collègues touchés par cette tragédie humaine à laquelle il ne faudrait pas ajouter une tragédie patrimoniale qui négligerait le patrimoine comme élément au service d’un réel rétablissement des sociétés éprouvées. Nous apprécions votre solidarité et vos suggestions.

Le secrétaire général,

Dinu Bumbaru


To all National and International Committees of ICOMOS

Dear Colleagues,

One year to the day after the devastating earthquake of Bam (Iran), the 26th December brought another natural disaster and its trail of devastation and human tragedy, this one of an unprecedented scale, affecting deeply populations of many countries.

This tragedy also affects ICOMOS in a very particular way. We remember what a remarkable welcome our colleagues from Sri Lanka, under the leadership of Dr. Roland Silva, our President from 1990-1999, reserved to the 9th General Assembly of ICOMOS in Colombo. It was the first General Assembly in Asia and remains a landmark in the history of our organisation which will return to Asia in 2005 to celebrate its 40th anniversary in Xi’an China. We also remember that ICOMOS, despite its name of council of Monuments and Sites, is before all a network of colleagues and friends, people.

In the circumstances, we tried quickly to establish contact with our colleagues from ICOMOS Indonesia, India, Sri Lanka, Thaïland, Bangladesh, Mauritius and, more recently, Kenya and Madagascar. We wanted to get reassurance about their own safety, express our solidarity, know about their situation and that of the cultural heritage in their country. We’ve received reassuring responses from many of them. In particular, I would like to mention the work of ICOMOS Sri Lanka which has called for emergency meeting to organise the deployment of its members to carry on an assessment of damages over the next weeks. First reports indicated that the Fort in the World Heritage Site of Galle might have faired well against the tsunami but this has to be verified and further assessment done for the many other heritage assets in the vast area affected. Such work has to be done in a very delicate way to avoid having cultural heritage considered as an unrespectful consideration in time of such pain and grief.

In addition, UNESCO is also working to establish a general state of cultural heritage after the disaster. Also, in January in Japan, a meeting planned by our colleagues of ICOMOS Japan and various institutions to mark the 10th anniversary of the Great Kobe earthquake of 1995 will be an opportunity to review the situation with our colleagues from Asia.

At this point in time, we wanted to inform you of the situation, adding to the wishes we normally exchange for the New Year, in addition to health and success, the wish of solidarity in the ICOMOS family in these times of ordeal and of a human tragedy which we hope will not be augmented by a further loss of heritage, an essential component of real recovery of those wounded communities. We appreciate very much your solidarity and suggestions.

Dinu Bumbaru

Secretary General



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